28 avril 2008

Ruby Throat en live et en photos au Café de la Danse




La beauté n'est jamais ordinaire. Une fille et un garçon prennent place dans un salon. Comme enfermés dehors, on entend des bruits de nature qui occupent discrètement l'espace sonore. Une audience, très réduite, les regarde. Puis vient ce moment toujours aussi excitant qu'attendu, qui se cristallise dans les quelques secondes entre le moment où les lumières s'éteignent, et celui où la musique commence. Cette dernière prend d'ailleurs sa place avec douceur. Avec nous, en nous. Très vite, c'est bouleversant. On est concentré, attentif et surtout simplement bien. Les regards sont posés avec délicatesse mais constance sur Katie Jane Garside. Décidément, forcément troublante. On l'écoute nous absorber. On était partie voir un concert, on se retrouve dans un film, comme la regardant hors cadre afin qu'elle nous donne ses répliques. Et puis on se laisse faire. Et on lui dit merci.



2 commentaires:

Bertrand a dit…

On se croirait dans un film de David Lynch.

Gilles Rammant a dit…

Mes pensées ont été souvent à Mulholland Drive. Et à une des plus belles scènes de ce film plus particulièrement.
Ce concert aura vraiment été un privilège. Et tout ça devant un Café de la Danse qu'au tiers plein...