12 octobre 2007

No Means No en live et en photos au Trabendo

Ah No means No. Plus de 25 années d'existence et bien 15 ans pour ma part que je les suis. Un amour de jeunesse, on sait ce que la donne souvent à l'épreuve du temps. Et bien pour No Means No, ce n'est certes pas comme au premier jour (ce n'est jamais comme au premier jour), mais quelle belle relation ! Je reviens vers ce trio canadien fréquemment, que ce soit à l'occasion d'un nouvel album ou pour fouiller dans les anciens. Et je suis rarement déçu. Normal. Il y a d'abord ce guitariste au son médium, qui distille des riffs joyeux et acérés. Aussi ce batteur hypnotique qui joue en position jazz des mouvements et des breaks limpides et chantant. Et pour finir cette basse dantesque, reptilienne, mixée en avant qui imprime des grooves incandescents. Grosse influence d'ailleurs pour moi ce bassiste pour le guitariste que je suis. Mais passons.
Et vous additionnez ces trois forces vives, vous obtenez une musique punk rock' n' roll teintée de touches free jazz mais surtout : vous avez de l'énergie positive en barres. Les No Means No ont l'air toujours d'être ravi d'être là, au moment où il apparaît de plus en plus de bon ton de montrer une gueule blasée de 10 mètres de long lorsqu'on donne un concert (prochainement dans vos salles : un groupe vous engueulera de prendre du temps et de l'argent pour venir le voir ?).
C'est toujours un moment génial pour moi d'entendre la puissance corrosive et punk de leur musique et de voir débarquer les frères Wright à la basse et à la batterie. La cinquantaine bien entamée. Des papys. Un peu comme celui que l'on rêverait d'avoir. Point scotché sur ces petites habitudes rythmant une vie mécaniquement scriptée. Non non, chez les Wright cela donne plutôt :
- "maman, il est où papy? ",
- "En Europe ma chérie, parti jouer du punk",
- "ah d'accord!".
Positif je vous dis les No Means No. Un peu trop aux yeux de certains car ils n'hésitent effectivement pas à se balancer des vannes, et à donner dans le running gag (à ce concert, ce sont après les anglais qu'ils en avaient). Cela en saoulent certains mais un avec peu de recul, on est pas à un concert de Patrick Sébastien pour autant (vous pouvez donc ranger vos serviettes). Et surtout, quant No Means No joue, ils mettent tout le monde d'accord tant par ce fameux esprit qui les anime, mais aussi par l'excellence du jeu de chacun. Le groove ne laisse personne indifférent, les genoux s'animent, les hanches ondulent, les sourires s'élargissent, les bras se lèvent et le public se manifeste de plus en plus fort. Cela aura été le cas aussi pour ce concert donné au Trabendo à Paris. Un début un peu difficile pendant lequel j'ai eu un peu peur (vais je donc voir un mauvais concert de No means No ? cela existe donc ?) mais un crescendo affolant qui les mèneront à revenir pour un deuxième rappel, qu'ils rallongeront pour l'occasion.
Bref, un des groupes dont j'encourage à aller voir sans avoir besoin d'avoir entendu une seule note et d'être familier avec ce style de musique. D'ailleurs un ami est venu au concert sans connaître et il a tourné en boucle sur une phrase pendant une heure en sortant du concert, le sourire en lèvre : "putain, mais quelle patate !".
Tu m'étonnes.
Les images en images.









Toutes mes vidéos de ce concert de NO MEANS NO sont visible ici.

Une vidéo datent de leurs débuts.

2 commentaires:

oliveman a dit…

cool ton blog gillouz. j'aime bien quand les gens s'investissent dans quelque chose de serieux... la musique yeaaaahhhh... j'etais a nomeansno aussi, et c'est vrai quils avaient la grosse patate comme on aime. bonne continuation

Gilles Rammant a dit…

Des artistes de cette trempe méritent effectivement d'être soutenus.Merci pour tes encouragements.