11 juillet 2006

Massive Attack et Anais en live au Zénith


Massive Anaïs
Vidéo envoyée par gillouz
Affiche assez improbable mais pourtant réussie ce soir là au Zénith de paris : Anaïs et Massive Attack. C'est un festival Europe 2 live. Je m'étais rendu à une précédente édition il y a déjà 2 ans avec une affiche encore très variée : Avril Lavigne (surprenant petit bout de femme à la voix puissante et claire, je ne m'y attendais pas), Kyo (envoyons des dons à ce groupe pour qu'ils aient du charisme), Sergent Garcia (ambiance de fête instantanée et super batteur), Luke (rock bien mené mais qui devrait penser à arracher ses posters de Noir Désir des murs de leurs chambres) et N.E.R.D. (LE show de la soirée : attitude, groove, son, ils ont réussi la performance de transformer Bercy en un petit club à l'ambiance hyper chaude et sensuelle..à voir absolument).
Mais revenons à ce festival : première bonne surprise, ce ne sera pas un show télé diffusée simultanément. Donc point d'animateur sur le point de muer et en quête de gloire éphémère, à supporter. On entre dans la fosse à la moitié du concert de Kt Tunstall. C'est propre, mais sans saveur. Son groupe est dispensable et sans personnalité. Il se passe mille fois plus de trucs quant elle se produit seule avec une pédale de sample...
Arrive alors Anaïs. je l'ai découvert tardivement, lors de sa prestation aux dernières victoires de la musique. Epatée par sa prestation, je m'étais procuré son album. Paroles pertinentes dans lesquelles tout un chacun peut se retrouver, brillante interprétation, registre varié et maîtrisé; j'en avais pourtant vite fait le tour. La faute peut être au fond comique qu'elle utilise et qui peut amener à vite transformer ses chansons en sketch... d'où une certaine difficulté à replonger souvent à l'écoute de l'album. Mais en live, c'est une toute autre affaire. Tout d'abord : sa voix. Epatante, puissante, à l'aise dans tous les registres (ragga, chanson française, rap, soul, blues, death métal,...). Ces chansons seraient vite oubliées s'il n'y avait cette voix. Et cette simplicité, cette bonne humeur, cette auto-dérision. Un vrai souffle d'air frais dans l'univers ronronnant et sérieux de la chanson française. Elle joue la carte de l'interaction avec son public à fond. S'amuse avec lui mais n'hésite pas à rire de lui également, ce qui est déjà plus rare. Et ce culot : pour l'anecdote, dans son répertoire se trouve une chanson qui s'intitule "Christina", qui en deux mots, s'avère être le prénom de la demoiselle qui lui piquera son amoureux. Voilà pour le sujet. Avant de l'interpréter, elle lance à la cantonade, pleine de dérision, à la manière des chanteurs de rock dans des stades enflammés, telle un Dick Rivers à la MJC de Bourg en Bresse : " il y a t il des "Christina" dans la salle ce soir ???" et là....quelques filles répondent fières et enthousiastes: "oui !!!!". Anaïs répond alors du tac au tac : "Sortez de la salle : je ne joue pas pour les putes ".
Voilà, voilà... Cette fille est folle : courez la voir.
Changement totale d'ambiance avec Massive Attack. 1h15 de show, le best of en action : tous les albums y passent. Groupe live au grand complet (avec 2 batteries !!), des featuring prestigieux (le chanteur reggae Horace Andy, Liz Frazer des Cocteau Twins, etc...) et surtout, un jeu de lumière ébouriffant. On est transportés dès les premières secondes, et ce, jusqu'aux dernières. Court moment, mais ce fut un sacré bon voyage.
Sur le reportage vidéo que vous allez visionner, vous vous rendrez vite compte que mon appareil (qui ne reste qu'un appareil photo à la base, ne l'oublions pas), n'a pas supporté les énormes basses générées par les grosses caisses et la basse de Massive Attack, d'où un son qui "coupe", ou sature (ce qui est une alternative des plus séduisante, j'en conviens). Mais j'ai tout de même tenu à vous mettre les images, afin que vous vous fassiez une idée du merveilleux travail réalisé sur le visuel par le groupe de Bristol. Vous voilà prévenus !
Les images en image.

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