19 avril 2008

Dillinger Escape Plan en live à l'Elysée Montmartre

On passera vite sur la prestation des Stolen Babies. Sortis tous droits des différents films de Tim Burton, les musiciens sont magnifiques de par leurs maquillages et leurs costumes, mais soporifiques par leur musique. Les chansons sont putassières et on entrevoit clairement une démarche mercantile à coup d'arrangements catchy et sans grand intérêt. Et sans talent aussi. Reste la chanteuse, qui possède une voix qui lui permet de s'exprimer dans bien des registres, avec aisance et un certain charisme.
Poison The Wells ensuite, dont j'attendais beaucoup. Trop peut être. Leur hardcore n' roll a eu du mal à prendre corps sur une scène de l'Elysée Montmartre qui paraissait d'un coup bien grande pour eux. A revoir dans des conditions plus serrées.
Et on arrive à la tête d'affiche : Dillinger Escape Plan (dont je vous avais déjà parlé ici).
"oh la vache", "putain, c'est bon", "les dingues...les dingues !". Imaginez une mâchoire béante, rajoutez y ces quelques mots et vous trouverez là une nouvelle manifestation, de mon charisme déjà, et surtout de mes capacités d'analyses et de la richesse de mon vocabulaire. M'enfin : que dire de plus ? les Dillinger Escape Plan m'ont ré-expliqué en trois dimensions la définition du mot intense. Technique, bigarrée, puissante, heurtée, leur musique prend corps au travers d'une interprétation où les musiciens donnent beaucoup. Prennent des risques sans que cela soit ici qu'un terme imagé. Le chanteur, Greg Puciato, escalade les rails de lumière du plafond de l'Elysée, puis se suspend par les jambes, ou énervé, va chercher en coulisse un fly caisse assez grand, le jetant dans la fosse aux photographes, pour lui faire un passage entre le public et la scène. Tout en chantant bien sur. Ou encore un des guitaristes, Ben Weinman, semblant motivé par monter sur tous ce qui est plus grand que lui, sans se soucier une seule seconde s'il pourra rester debout dessus et si c'est assez solide pour le supporter.
Mais bref, c'est assez vain de tenter d'expliquer toute cette tension par les mots. Trois albums, pas mal de minis LP et seulement 50 minutes de concert...et vous savez quoi ? Je ne leur en veux aucunement.
Les images en images.



QUELQUES VIDÉOS DE CE CONCERT SONT DISPONIBLES ICI.