29 septembre 2006

Sparks live à l'Elysée Montmartre


Sacré Sparks. Très rare en France - leur dernier concert daterai du début des années 80 ! - cette date unique française à l'Elysée faisait figure d'événement. Enfin, pâle figure pour beaucoup à première vue, car c'est devant un petit Elysée que les Sparks se sont produit. On dit quoi dans ce cas là ? "les absents ont toujours tort". Plus que jamais ! J'y reviendrai.
Les Sparks, c'est : plus de 35 ans de carrière, une vingtaine d'albums, un répertoire déroutant et varié, un humour salvateur, des chefs d'oeuvres, des albums complètement ratés, un univers brillant alliant savamment l'image et le son, des collaborations avec Erasure, Jimmy Sommerville, Faith No more, les Rita Mitsouko ou encore des producteurs de renom tels que Giorgio Moroder et Tony Visconti. The Sparks, originaire de Los Angeles, c'est donc tout ça et plus. Les frères Mael ont marqué l'histoire de la pop par leur musique souvent audacieuse et inventive. Et ce n'est pas fini, comme le prouvent leurs deux derniers magnifiques albums Lil'Beethoven (2004) et Hello Young Lovers (2006). Des mélodies alambiquées, des innombrables pistes de voix, des arrangements savoureux : on frôle l'exercice virtuose.
Et sur scène.... l'inventivité et l'audace est plus que présente. Le concert de l'Elysée Montmartre était composé de deux parties. La première a vu l'interprétation totale, et dans l'ordre s'il vous plaît, de leur dernier album. C'est ce qu'on appelle "défendre un album sur scène". Ebouriffant, mise en place impeccable et une utilisation de la vidéo comme je ne l'ai jamais vu : les Sparks sont les rois de la vidéo interactive. Le duo fonctionne à merveille et se complète dans la plus parfaite des harmonies. Impressionnant de voir la complexité du dernier album exécuté avec autant de facilité et d'aisance. L'âge ne semble pas avoir atteint le chanteur Russel qui fait preuve d'un débit allié à une justesse de ton qui amène l'admiration. Ajouté à cela une parfaite maîtrise du français et vous comprendrez que le public était conquis.
Tout ça, c'est déjà beaucoup et ça ne concerne pourtant que la première partie du concert ! La deuxième, après une pause bienvenue de 20 minutes - le temps de remettre son esprit en place - revoit revenir le groupe, dans une disposition scénique "rock", sans écran, en fringue décontractée pour donner un set qui tenait tout du best of. Une heure de plus de concert où le groupe piochera dans ses albums avec beaucoup de plaisir et où l'on pourra constater, ce qu'auront pu apporter les Sparks au monde de la pop.
Bref, c'est assez usuel de le dire mais c'est un concert où il fallait définitivement être.
En espérant qu'ils mettront un peu moins de temps pour revenir nous rendre visite. Pour patienter, n'hésitez pas à jeter une oreille sur leurs deux derniers opus, et de vous aventurer sur leur site, qui démontre leur habile utilisation de l'image.
Les images en image.

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