11 août 2006

Feel The Darkness - Poison Idea

Il y a des albums qui vous suivent. Pas la peine de fuir : rendez vous ! Ils seront toujours là. Forcément quelque part. On a tous eu nos coups de coeur sur des joyaux sur lesquels nous avons usés nos diamants, creusant encore un peu plus le sillon de ces disques adorés. Et puis, le temps passe. La vie nous impose son rythme et d'autres disques viennent combler notre affectif sonore.
Seulement, c'est parfois trop tard. La rencontre est parfois telle, que son empreinte est profonde.
Il y a quelques semaines, c'est une mort qui a refait naître un disque dans mon esprit. Celle de Pig Champion. Je l'ai apprise au détour d'une d'une news noyée parmi d'autres dans un magazine de rock. Le guitariste de Poison Idea (séparé en 1993), lui, a sombré dans ses différentes addictions : l'alcool, les drogues et la bouffe.
47 ans et puis s'en va.
Cette info, je l'ai prise de plein fouet. Pensez donc : 13 ans sans nouvelle et il faut que cela soit celle-ci. Le bide noué, l'émotion était palpable. Je me suis remémoré tout ce que ses riffs grassement bluesy shootés au rock n roll apportaient sur la musique punk hardcore de Poison Idea.
J'ai écouté ce que je considère comme leur meilleur album "Feel the darkness" un nombre incalculable de fois. Dix ans plus tard, j'ai bien sûr relancé la machine infernale. Dès la première écoute, j'anticipe le moindre break, la moindre attaque de Charley, les variations de la main gauche du Pig.
Rien à faire, ce disque est dans mes trip(e)s.
Début du mois d'Août, je me rend dans un rayon indé d'une Fnac et yeux écarquillés, je découvre un album de Poison Idea. Avec le sticker "nouveauté"! J'achète le CD. L'info est claire et m'apparaît comme une bombe : le groupe s'était reformé. Je ne le savais pas. Et il venait d'enregistrer un nouvel album, que je tiens donc dans les mains. Ce n'est que quelques semaines après la session d'enregistrement que le corps du guitariste a dit "stop!".
Tout le livret est un hommage au Pig. C'est Jerry A., son chanteur avec lequel il s'est tant envenimé, qui s'est occupé de tout. Ce même jerry A. dont j'ai regardé tant de fois avec fascination la photo dans le livret de l'édition CD de "Feel the Darkness". Sur scène, micro à la main, la gueule en sang, tout en lâchant ses trips dans son chant.
Mais bon, comme dirait notre ami hardcoreux Jean louis Aubert : "voilà, c'est fini".
Oui, c'est vrai. Et ça fait chier.

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